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Comment s'améliorer au basket ?

Partie 1 : Le tir


Bien sûr, le basket est un sport aux multiples facettes. Même au plus haut niveau, on trouve des joueurs inefficaces au tir, qui savent compenser autrement : par de la création, de la défense, des capacités physiques hors-norme…

Mais voilà, tout le monde n’a pas les épaules de Giannis, la taille de Marjanovic ou les bras tentaculaires de Rudy Gobert. Et si driver peut suffire à exister à un certain niveau, posséder un tir au moins respectable devient indispensable pour espérer dominer lorsque l’opposition s’élève. Et puis savoir shooter du parking, c’est quand même assez cool…


Dans cette série d’articles, on va reprendre les bases, rétablir quelques vérités, et parler mental pour compléter la technique. Let’s go !


Quelle gestuelle pour un shoot efficace ?


« Tu peux travailler ton shoot 8h par jour, mais si la technique n’est pas bonne, tu deviendras juste excellent pour mal shooter. Maîtrise les fondamentaux, et tout suivra »


Cette quote légendaire est due à Michael Jordan. Oui oui, his Airness et son éthique de travail mythique. Même lui vous le dit, sans les fondamentaux, pas moyen de faire décoller son jeu. Alors, commençons par les bases :


Une notion cruciale pour bien shooter, c’est l’équilibre. Il permet la répétition : il est plus simple de reproduire un geste équilibré que de retrouver à chaque fois le même petit déséquilibre qui fait réussir. Ce constat s’étend à de multiples niveaux :

  • Les pieds du shooteur doivent être légèrement écartés, de la même largeur que ses épaules environ. À pieds joints, le corps penche d’un côté ou de l’autre : c’est un déséquilibre. Si les pieds sont trop écartés, on brise l’alignement entre le genou et l’épaule, qui est central pour réussir son tir.


  • L’alignement donc, parlons-en. Il doit se réaliser à trois niveaux sur l’ensemble du corps : on doit avoir le genou, la hanche et l’épaule dans le même axe. Cela garantit que la poussée, qui va venir des jambes, se transmettra correctement jusqu’au bras qui déclenche le tir.


  • Deuxième forme d’alignement, au niveau du bras. L’épaule, le coude et le poignet doivent être à peu près dans le même axe (attention à ne pas forcer en rentrant carrément le coude, ce qui vient déséquilibrer aussi le geste et force sur l’épaule, façon Kidd-Gilchrist pour les anciens).


  • On doit voir apparaître trois angles droits au moment où le tir va se déclencher : entre le dos de la main et l’avant bras, au niveau du coude (cet angle peut être un peu plus serré), et au niveau de l’épaule. Le premier de ces angles droits est particulièrement important : en relâchant le ballon, on va ainsi pouvoir le fouetter et lui donner une rotation qui favorisera la rentrée dans le cercle.



La balle est posée sur la palme de la main, c’est à dire légèrement décollée de la paume : on doit pouvoir placer un doigt en dessous. Le tir est dirigé par un doigt de la main dominante, généralement l’index. Le ballon quittera la main du tireur par ce doigt. La main faible se place sur le côté du ballon et ne sert qu’à le maintenir.


Comment effectuer un tir fluide ?


À présent que nous avons vu la position avant le tir, passons au moment fatidique. D’abord, le tireur doit fléchir les jambes, suffisamment mais sans non plus effectuer un squat, pour emmagasiner de la puissance.

Au moment de relâcher le ballon, on va se concentrer sur le fait de déplier les jambes en un mouvement fluide synchronisé avec le haut du corps (cf Klay Thompson ci-dessus). La poussée doit venir du bas du corps, et le bras sert avant tout à orienter le mouvement. Le shoot doit partir de la main dominante : l’autre main ne sert qu’à accompagner. Là encore, plus facile de reproduire le geste si l’on utiliser vraiment qu’un seul bras, sinon il faut retrouver le réglage entre les deux. Pour achever le tir, on va se concentrer sur le fait de :

  • déplier complètement le bras. Le coude du bras dominant doit se « verrouiller ». Là encore, c’est un mouvement facile à reproduire, donc pratique du point de vue de la mémoire musculaire de terminer le tir de cette façon.


  • Casser le poignet. L’angle de 90 degrés entre la main et l’avant bras doit se casser pour créer un mouvement fouetté et imprimer une rotation à la balle. On peut maintenir le bras en l’air avec ce poignet cassé une seconde après le tir pour s’assurer que le geste est bien fini.


  • Toute cette partie haute doit se dérouler naturellement au moment où le bas du corps se déplie. Attention à ne pas basculer dans l’écueil habituel qui consiste à d’abord déplier puis tirer (le fameux 2-motion shoot que l’on cherche à éviter). La poussée doit être naturelle, et plutôt vers l’avant.



Voilà, avec ça, vous avez déjà de quoi vous entraîner sur les playgrounds d’un peu partout.


Commencez proche du cercle, et essayez au maximum de marquer sans toucher l’arceau (en "Swish").

Attention, si vous jouez dehors, à pratiquer sur un panier à bonne hauteur. Ce n’est pas toujours le cas...


Pensez à l’appli BEBALLER, qui répertorie et note les terrains et vous donnera une bonne indication de la qualité du playground !



Dans la suite de cette série, on poussera un peu sur les détails techniques et mentaux !

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