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Comment fonctionne la NCAA ?

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College basketball is back !


Depuis deux semaines, les parquets des campus universitaires américains sont en ébullition avec le retour de la compétition, et du public dans les salles. Après un final four complètement dingue l’an dernier (ce match Gonzaga-UCLA...) et avec déjà des actions hallucinantes, tout est en place pour une grosse saison de basketball, où l’on va en prendre plein les yeux tout en ayant la chance d’admirer de nombreux prospects NBA dans des ambiances folles.




Comment est organisé le championnat NCAA ?


Le championnat national est organisé en trois divisions, mais le niveau est très variable. Les joueurs de division 3 sont avant tout là pour obtenir une bourse qui finance leurs études, et il est excessivement rare qu’un joueur de ce niveau termine en NBA. Et, lorsque cela arrive, c’est via un transfer, c’est à dire un changement d’école. Le cas le plus connu est celui de Duncan Robinson, qui évoluait en Division 3 au Williams College avant de rejoindre l’Université de Michigan puis la NBA, avec la réussite que l’on sait.


Les divisions inférieures


Cette division 3, c’est un peu un laboratoire. Au début des années 2010, on a par exemple vécu l’apogée du Grinnell System, développé par le coach David Arseneault à l’université de Grinnell. Selon les chercheurs de cette fac, une équipe qui shoote au moins 90 fois par match, avec au moins 50 % de trois points, qui prend 33 % de ses rebonds offensifs et shoote 25 fois de plus que l’adversaire gagne le match avec une énorme probabilité. En 2012-2013, l’équipe a ainsi pratiqué un pressing tout-terrain, avec un joueur dans le camp adverse chargé de gêner la remontée de balle et de traîner un peu en attaque pour allumer autant que possible. C’est ainsi que Jack Taylor a inscrit 138 points (!!) en un seul match, à 52/108 au tir (oui oui, 108 shoots pour un seul joueur, dont 71 trois points tentés, pour 27 réussites…) puis 109 points quelques semaines plus tard.


La division 2 est d’un niveau supérieur. Historiquement, de très grands noms ont d’ailleurs fait leurs armes à ce niveau, par exemple Scottie Pippen (Central Arkansas) et Ben Wallace (Virginia Union). De nombreux bons joueurs de division 2 NCAA deviennent pro, surtout en Europe, et il n’est pas rare d’en retrouver dans le championnat de France (Brandon Jefferson par exemple).


La division 1, ses conférences, sa March Madness


Pourtant, lorsque l’on parle de la NCAA, c’est bien souvent à la division 1 que l’on fait référence. Celle-ci est partagée en conférences. Les cinq plus connues sont les high major, au nombre de 5 :

 

• la Atlantic Coast Conference (ACC) avec North Carolina, Duke, Virginia…

• la Big 12, qui comporte entre autre le champion en titre, Baylor et Kansas.

• la Big 10 où l’on retrouve Michigan, Michigan State, Ohio State…

• la Pac-12 avec UCLA, USC, Arizona entre autres ;

• la Southeastern Conference (SEC) où l’on trouve notamment Kentucky et Florida.


On y ajoute des conférences plus faibles, souvent appelées mid-majors, par exemple la Ivy League avec Harvard, Yale et Princeton, ou la West Coast Conference, dans laquelle Gonzaga écrase tout ces dernières années.


Les équipes jouent en général une saison divisée en trois phases. Lors de la première, elles disputent des matchs hors conférence, contre des équipes souvent plus faibles, et des tournois de plus haut niveau qui rassemblent plusieurs grosses cylindrées sur quelques jours. Ensuite, une véritable saison prend place au sein de chaque conférence, les équipes s’affrontant pour dégager un tableau, puis disputant des playoffs pour le titre de champion de la conférence. Toutes les rencontres de ces tournois se disputent sur un match sec, donnant souvent lieu à des suspens insoutenables.


Enfin, les champions de chaque conférence, plus les équipes considérées comme les plus prometteuses, disputent un tournoi final : la March Madness. L’événement est considérable aux Etats-Unis où tout le monde remplit son bracket, et où l’engouement atteint des sommets, on vous en reparlera en mars… Mais l’an dernier, on a par exemple pu y admirer ce tir de Jalen Suggs (mon voisin s’en souvient encore) :





Qui sont les joueurs à suivre en NCAA cette année ?


Si l’on en croit les Big Board américains, et alors que la saison vient seulement de reprendre, quelques joueurs se détachent déjà et seront à suivre en vue de la draft. En particulier, on pense à Paolo Banchero, l’intérieur de Duke, très bon jusqu’ici, à la licorne Chet Holmgren (Gonzaga), 2m13, capable de shooter et de remonter le terrain en dribble, mais aussi à Emoni Bates (Memphis), qui ne pourra se présenter à la draft cette année en raison de son jeune âge, mais qui était un joueur monstrueux au lycée, comparé à Kevin Durant depuis ses 15 ans. Enfin, il faudra compter avec Drew Timme (Gonzaga) et son exceptionnelle pilosité faciale. Le coéquipier d’Holmgren est un joueur énorme au poste bas, qui aura sans doute du mal en NBA, mais va certainement enchaîner les cartons au niveau universitaire cette année, et fait office de favori pour le trophée de meilleur joueur de la saison.






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