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Les salaires en NBA : les contrats max

Depuis la saison 1984-1985, et afin d’assurer la compétitivité d’une ligue rassemblant de très gros marchés (New-York, Los Angeles, Chicago) et des franchises installées dans des lieux bien moins vendeurs (Milwaukee, Oklahoma City), les contrats offerts par les équipes NBA sont encadrés par un salary cap. Celui-ci est décidé dans le cadre du Collective Bargain Agreement (CBA) qui régit les règles de fonctionnement de la ligue.

Le salary cap de la saison 2021-2022


Pour la saison 2021-2022, le salary cap se situe autour de 112.4 millions de dollars. Chaque franchise peut signer tous les joueurs qu’elle souhaite (15 places dans le roster traditionnel + 2 two-way contract : des joueurs qui font la navette entre la NBA et la ligue de développement, la G-League) tant que le montant cumulé ne dépasse pas cette somme.

Les franchises peuvent éventuellement dépasser ce cap, avec des exceptions bien précises, et dans ce cas elles doivent payer une Luxury Tax : un impôt supplémentaire, qui peut revenir très, très cher. L’exemple typique, c’est la signature de Kelly Oubre Jr par les Warriors l’an dernier. Récupéré pour 14,4 millions de dollars pour remplacer Klay Thompson, blessé, le joueur a en fait coûté 82,4 millions de dollars en raison de la luxury tax !! Cher payé pour un type au QI basket négatif qui n’a jamais su s’adapter au jeu de Golden State.

Les plus gros salaires NBA sont offerts via un contrat dit contrat max. Il permet à l’équipe de proposer à un joueur le plus d’argent possible selon les règles du CBA. Si l’on associe souvent ce type de contrat aux superstars, nous allons voir que son usage est en fait un peu trop répandu, et que la liste des joueurs en contrat max présente quelques surprises…

Combien vaut un contrat max en NBA ?


Le montant du contrat dépend de trois facteurs :

  • l’ancienneté du joueur dans la ligue,

  • le fait de re-signer avec son ancienne équipe ou non,

  • l’éligibilité au contrat dit « super-max ».


Il y a donc trois grilles à prendre en compte, toutes affichant des montants délirants. D’abord, le contrat max pour un joueur qui re-signe dans son équipe actuelle. Celui-ci peut s’engager pour cinq ans, et surtout percevra 8 % d’augmentation par an. Ce chiffre de 8 % est très important, car c’est une augmentation supérieure à celle du salary cap dans le contexte actuel, ce qui fait qu’un joueur peut finir par prendre une place énorme dans la grille salariale de son équipe.

Saison

6 ans ou moins

7-9 ans en NBA

10 ans ou plus

2021-2022

​$28.1 millions

$33.7 millions

$39.3 millions

2022-2023

$30.4 millions

$36.4 millions

$42.5 millions

2023-2024

$32.6 millions

$39.1 millions

$45.6 millions

2024-2025

$34.6 millions

$41.9 millions

$48.8 millions

2025-2026

$37.1 millions

$44.5 millions

​$52.0 millions

Total

$163 millions

$195.6 millions

$228.2 millions

Les chiffres que vous voyez dans la deuxième colonne sont par exemple ceux du contrat de Jayson Tatum. Parmi les autres joueurs avec ce type de contrat, De’ Aaron Fox ou Andrew Wiggins.

On vous l’a dit, il y a un peu trop de contrats max en NBA...

Pour un joueur qui ne re-signe pas avec son équipe au moment de la free agency, l’augmentation est de seulement 5 % par an, et la durée du contrat ne peut excéder 4 ans. Pour un joueur avec 6 ans ou moins de NBA dans les jambes, la différence entre les deux contrats est ainsi de presque 43 millions pour les contrats démarrant en 2021 (mais attention, avec une année de moins dans le deuxième cas).

Saison

6 ans ou moins

7-9 ans en NBA

10 ans ou plus

2021-2022

$28.1 millions

$33.7 millions

$39.3 millions

2022-2023

$29.5 millions

$35.4 millions

$41.3 millions

2023-2024

$30.9 millions

$37.1 millions

$43.3 millions

2024-2025

$32.3millions

$38.8 millions

$45.2 millions

Total

$120.8 millions

$145 millions

$169.2 millions

Kyrie Irving possède par exemple ce type de contrat, lui qui avait signé à Brooklyn à l’été 2019 en tant que free-agent.


On comprend aussi pourquoi Anthony Davis préférait être tradé aux Lakers (et donc re-signer là-bas selon la grille du dessus) plutôt qu’attendre un an de plus pour y signer en tant que free-agent ! C’est d’ailleurs l’une des failles du CBA actuel : à la base, ces grilles sont là pour inciter les joueurs à rester dans leur franchise, mais en forçant les trades ces derniers bouleversent le fonctionnement du processus.


À ces contrats peuvent s’ajouter divers bonus, et notamment des trade kicker, qui augmentent automatiquement le salaire d’un joueur lorsqu’il est tradé. Ce dernier peut être important : 15 % sur la plupart des contrats max !

Qu’est-ce qu’un contrat supermax ?


C’est une nouveauté du dernier CBA signé en 2016 : la NBA offre désormais la possibilité de signer des Designated Player Contracts. L’idée est que pour certains joueurs ultra performants récompensés individuellement par une présence dans une All-NBA Team (les quinze meilleurs joueurs NBA, choisis par les journalistes), le MVP ou le titre de défenseur de l’année, l’équipe peut faire signer un contrat super-max.

Cela permet de passer de 25 % à 30, voire 35 % du salary cap !


Typiquement Trae Young, qui a déjà re-signé un contrat max démarrant la saison prochaine, basculera en super-max s’il finit dans une All-NBA team et gagnera presque 30 millions de dollars supplémentaires sur son contrat.


Jayson Tatum a raté ce type de contrat l’an dernier en échouant aux portes des All-NBA teams. 30 millions à dix votes près, ça fait mal. Luka Doncic a lui déjà verrouillé son contrat super-max. En même temps…




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